Société

Crise au CNJ-Mali: Le bureau dirigé par Abdoulaye Touré laisse un trou de 2 milliards 120 millions de nos francs

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2 milliards 120 millions de francs Cfa. C’est, selon le nouveau président du Conseil national de la jeunesse du Mali, Oumar Maiga, l’équivalent de la somme détournée par le bureau contesté et aujourd’hui évincé que dirigeait Abdoulaye Touré depuis 2010.

Il en a fait la révélation lors de la première assemblée générale que le tout nouveau bureau qu’il dirige a tenue au siège du Cnj à Badalabougou. C’était le samedi, 21 juillet dernier.

«Un malheur ne vient jamais seul », dit-on. Et Abdoulaye Touré et son bureau du Cnj-Mali l’ont appris à leurs dépens. En effet, pour s’être immiscés dans les affaires politiques, en dépit du statut d’association apolitique dont jouit l’instance qu’il dirigeait au nom de la jeunesse malienne, le bureau contesté du Cnj-Mali mis en place à l’issue du Congrès des jeunes de Tombouctou en novembre 2010, vient d’être défénestré par un autre groupe de jeunes. Pas ceux alignés derrière Alioune Guèye, mais ceux se réclamant du changement, dirigés par Oumar Maiga. Et en plus d’être déposés, Abdoulaye Touré et compagnie devront faire face désormais à la justice du Mali. EN tout cas si l’on en croit les révélations faites par le tout nouveau bureau qui vient de prendre le pouvoir à Badalabougou, qui dénonce « la gestion calamiteuse des  fonds du mouvement par le bureau sortant. » Un préjudice estimé à  plus de 2 milliards de nos francs.

A en croire Oumar Maiga, le nouveau président du Cnj-Mali, le bureau dirigé par Abdoulaye Touré, qui est non seulement contesté, n’a pas manqué de pratiquer le sport favori des arrivistes : le détournement de 2,120 milliards de nos francs. Et, M. Maiga qui entend aller jusqu’au bout pour que la lumière soit faite autour de cette affaire, promet au moment venu de mettre à la disposition de qui veut le savoir, les preuves de la culpabilité d’Abdoulaye Touré et ses collaborateurs. Déjà, il annonce la saisine prochaine du Bureau du Vérificateur Général.

Affaire à suivre !

Boubacar Haidara